Histoire du Château Pesquié
L'histoire du Château Pesquié, c'est d'abord celle d’une famille qui a cru très tôt au formidable potentiel du Ventoux, au cœur d’une région où la vigne est exploitée depuis plus de deux millénaires.
Une aventure familial sur trois générations

Edith & Paul Chaudière Au début des années 1970, Odette & René Bastide, les grands-parents, rachètent le Château Pesquié qui appartenait alors à un descendant du célèbre écrivain Provençal, Alphonse Daudet. Ils sont des précurseurs car, malgré la longue tradition de viticulture dans la région, l’AOC Côtes du Ventoux n'est finalement créée qu'en 1973. C'est le début d'une orientation qualitative de la production locale au sein de laquelle la Famille Chaudière va jouer un rôle central. René & Odette vont alors très largement restructurer le vignoble permettant aujourd’hui d’avoir des vignes de 35 à 40 ans en moyenne (dont certaines très vieilles vignes de près d’un siècle).

Edith & Paul Chaudière, fille et gendre de René & Odette, décident au milieu des années 1980 d’abandonner leurs carrières médicales (kinésithérapeute et orthophoniste) pour reprendre l’exploitation familiale. Ils en profitent pour recommencer leurs études : examens de Sommelier-Conseil à l’Université du Vin de Suze-La-Rousse, mémoire sur la Sélection au Terroir, voyages d’études dans d’autres grandes régions viticoles (Napa Valley, Bordeaux, Oregon, Bourgogne, Piedmont, Rioja…), formations professionnelles au lycée viticole d’Orange dans lequel le père de Paul, Charles Chaudière, était professeur d’œnologie. Du côté Chaudière, la viticulture est en effet une tradition de pères en fils depuis le XIX° siècle en Algérie, où la famille avait émigré d'Alsace, quand celle-ci est devenue Allemande en 1870.

Source du domaine En 1989, Paul, Edith, René & Odette décident finalement de quitter la coopérative locale pour créer la cave du Château Pesquié et auront la chance de faire leurs premières vinifications en 1990, fabuleux millésime. Le Quintessence 1990 est d’ailleurs toujours d’une étonnante fraîcheur. A l’époque l’Appellation compte moins de 10 caves particulières et la famille Chaudière est à nouveau un pionnier dans l'AOC Ventoux.

Depuis 2003, les deux fils de Paul & Edith, Alexandre & Frédéric, ont repris le flambeau et continuent désormais l’aventure familiale avec le même souci d’expression du terroir du Ventoux. Le Château Pesquié est aujourd’hui l’un des domaines phares de l’Appellation et du sud de la vallée du Rhône et la nouvelle génération entend bien maintenir le « feu sacré ».

Des siècles de viticulture dans un site exceptionnel

La culture de la vigne doit exister depuis plus de deux mille ans au Château Pesquié. La découverte récente au cœur de l’Appellation Côtes du Ventoux d’un atelier de potier et de poteries vinaires datant de l’époque Romaine (- 30 av. J-C) confirme que notre région est l’une des plus anciennes zones viticoles en France. Longtemps après l'introduction par les Romains, l’Église va jouer un rôle fondamental dans le développement du vignoble en particulier pendant la présence des papes en Avignon au XIV° siècle.

Alexandre & Frederic Chaudière De siècles en siècles, le domaine est passé entre les mains de nombreux Seigneurs, des Comtes de Mormoiron aux Marquis de Reilhanette en passant par les Seigneurs de Maubec. Le Château a pris sa physionomie actuelle vers les années 1745, avec le style équilibré d’une bastide Provençale : porte centrée, pièces en enfilades au premier niveau, l’étage étant consacré à une vie plus intime. La superbe plantation de platanes date de cette époque.

Reflet d'une bouteille dans le bassin du jardin Le terme de "pesquié" (du bas latin pescarium) s'applique en Provençal à la fois au vivier, au bassin et nous ramène au champs lexical des sources et de l’eau, richesse essentielle dans nos climats secs de Provence. La grande bastide est en effet construite sur un site d’exception, au carrefour de deux sources (captées dans des canalisations souterraines en pierres de taille certainement de l'époque romaine) qui viennent se croiser sous le Château. On compte aussi une quinzaine de fontaines dans les jardins. Le domaine est aussi bordé sur sa partie ouest par une troisième source. Nul doute que les Nymphes, familières des sources, protègent encore cet endroit privilégié !

 


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